SCÈNE II SŒUR EUPHÉMIE, seule
Mon tnteiir ne m'a que trop bien devinée; j'ai la forée de le cacher aux antres, mais je ne puis ne le cacber à moi-même, c'est l'absence de son
AOTR II, 8CÂNB HI. 19
Aïs qni m*a conduite ici. [Bfle themn portroit ée mn «eiii.) Ce portrait ne sert qu'à nourrir ma douleur. Je trahis mon devoir en le conservant, et je n'ai pas la force de m'en séparer.
AIB.
0 toi dont ma mémoire
A consenré les traits^
Hélas ! a-t-on pu croire
Qu*ici ie t'oublierais ?
Malfnre ta perfidie.
Trop coupable Beliort,
La trop faible Euphémie
Voudrait te voir encor.
Reviens, reviens, et je brise ma chaîne ; Ton absence en ces Heuz seule a pu m*entralner;
Elle est ma seule peine, Et mon plus grand désir est de te pardonner.
[Grégoire wniu à ia grille.)
On sonne, cachons ce portrait. Fuyons... Abl combien la solitude m'est chère I ce n'est que quand je suis seule que je puis causer avec lui.
(Elle CQcht le portrait et soru)