‹ Théatre choisi de L.-B. PicardChapitre 353 sur 426 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

MADAME DERVIGNY, SOPfflE, MARIANNE.

MARIANNE

Voilà tout notre moude qui nous arrive; la cour est déjà pleine de voitures.

MADAME DERVIGNY

Va faire les hooneurs de la maison, ma chère enfant; tu t'y entends si bien! J'attends ici mon

gendre et M. Philibert. Nous en serons contents; te paraîtra aimable, j'en réponds : il est impossible que Glairville et tant d'honnêtes gens qui en ont parlé à M. Duparc, se soient trompés, ou se soient entendus pour nous tromper.

SOPHIE

Ah! monsieur Glairville, j'aime à croire pour votre honneur que vous avez d'autres amis qui valent mieux que celui-là. {Elle »ori.)

MARIANNE

Ma foi, madame, je ne sais pas si ce M. Philibert a beaucoup de mérite ailleurs, mais il n'en manque pas au billard, toujours. Je viens de traverser la salle : en un tour de main, il a pris je ne sais combien de points à M. Pastoureau. Et tenez, la partie est finie; le pauvre M. Pastoureau est battu. Voilà monsieur qui vient avec le vainqueur.

MADAME DERVIGNY

Laisse-nous... Non : je sors avec toi. Je vais recevoir mon monde, et je reviens. L'entretien est d'une grande importance, et je suis bien aise d'avoir tout mon temps à moi.

(Elle sort avec Marianne,)

Page 1