SCÈNE V
LE PRINCE seul.
Tout ce qu'il voudra {il s'adresse au portrait) et je t'aurai encore à bon compte... Merveille de l'art, il est donc vrai que je te possède I... Mais qui te possédera, merveille de la nature? Pour quel prix t'obtiendrai-je de ta mère sévère, de ton père dur et farouche? Demandez seulement! Enchanteresse, c'est de toi surtout que je voudrais l'obtenir I Ces yeux pleins de charme et de modestie, cette bouche... Ah! et quand elle s'ouvre pour parler, pour sourire, cette bouche!... Quelqu'un vient, je suis encore trop avare de toi. (// tourne le portrait contre la muraille.) Ce sera Marinelli; pourquoi l'ai-je fait appeler?... Quelle délicieuse matinée j'aurais passée sans lui!