ACTE II, SCENE IV
angelo. — Et combien de domestiques ?
pirro. — Deux avec les voitures... Je vais à cheval en avant.
angelo. — C'est bon... Encore un mot... A qui appartient l'équipage ? à vous ou au comte ?
pirro. — Au comte.
angelo. — Tant pis ! en ce cas il y a de plus un courrier et un cocher très-vigoureux.
tirro. — Mais que veux-tu faire ?... En vérité le peu de joyaux que la mariée porte avec elle ne vous payera pas de vos peines.
angelo. — La personne de la mariée nous les payera bien.
pirro. — Et avez-vous compté que je serais encore complice de ce crime?
angelo. — Tu passes devant achevai... Pique des deux, mon camarade, et ne te retourne pas, quelque bruit que tu entendes...
pirro. — Jamais !...
angelo. — Quoi ! je crois que tu veux faire l'homme à scrupules... Misérable ! Tu me connais ! Si tu dis un seul mot, ou situ m'as menti pour la moindre circonstance...
pirro. — Mais, Angelo, je t'en conjure, pour l'amour de Dieu...
angelo. — Fais ce que tu ne peux t'empêcher de faire !
pirro. — Ah! quand le diable vous tient par un cheveu, il faut lui abandonner toute la tète... Malheureux que je suis ! . . .