SCÈNE IV
MARINELLI, peu après BAPTISTE, son vain, EMILIE.
marinelu. — Pourvu qu'elle n'ait pas vu tomber le comte. El cela est possible, tant la peur a précipité sa course... Elle vient; je veux aussi éviter ses premiers regards.
Baptiste. — Entrez ici, mademoiselle.
Emilie, toute hors dlialeine. — Ah! je vous remercie, 'mon ami;... je vous remercie... Mais, mon Dieu!..., où suis-je? pourquoi suis-je seule? Où est ma mère? où est le comte? Ne me suivent-ils pas? ne sont-ils pas tout près de moi?...
baptiste. — Je le suppose...
Emilie. — Vous le supposez; n'en ètes-vous pas certain? Ne les avez-vous pas vus? n'a-t-on pas tiré derrière nous des coups de fusil?
baptiste. — Des coups de fusil?... Peut-être...
Emilie. — Cela est certain... Ils ont blessé ou le comte ou ma mère...
baptiste. — Je vais aller voir ce qu'ils font.
Emilie. — N'y allez pas sans moi... Je tous suivrai .. Je le veux: venez, mon ami...
marinelli, s' avançant devant elle comme s'il enfrait à rinstant même. — Ah! mademoiselle, quel accident... ou plutôt quel bonheur;... quel heureux accident, nous procure...
Emilie, avec surprise. — Quoi! vous ici, monsieur!... Serais-je chez vous?... Pardonnez-moi, monsieur le chambellan... Nous avons été attaqués par des voleurs ici près;... de braves gens sont accourus à notre secours;... celui-ci m'a enlevée de la voiture, et m'a portée dans cette maison... Mais je tremble d'avoir échappé seule au danger;... ma mère n'est pas encore en sûreté, j'ai entendu des coups de fusil... Elle est morte peut-être, et je