‹ Théâtre choisi de Lessing et de KotzebueChapitre 172 sur 442 · SUR MINNA DE BAKNHELM · texte numérisé non relu

SUR MINNA DE BAKNHELM

prendre de bec pour finir par s'épouser, comme leurs maîtres, en bon valets de comédie ;

Tous ces personnages sont conçus et mis en scène avec assez d'habileté et surtout avec assez de vérité et de rondeur, pour qu'il en résulte une impression agréable et durable.

Après la grandeur sereine de Nathan le Sage et les fortes et fières émotions d'Emilie Galolti, on peut encore s'arrêter avec un vrai plaisir et des éloges tout aussi francs, dans une moindre mesure, en face de Minna de Barnhelm. La peinture de haut style n'exclut pas la peinture de genre. Il s'agit ici d'une très-bonne étude de mœurs bourgeoises, maintenue entre le rire et les larmes, et où le cœur humain joue son rôle avec le caractère allemand. On doit, en outre, s'estimer heureux de posséder en trois pièces, si diversement remarquables, sur lesquelles on compte deux chefs-d'œuvre de premier ordre, les trois manières de Lessing au théâtre.

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