SCENE IY
LES PRÉCÉDENTS, BERNER, qui entre d'un air empesé comme s'il était de service.
francisca. — Non, ce n'est que mon cher maréchal des logis.
mi nx a. — Cher maréchal des logis ! A qui se rapporte ce mot cher ?
francisca. — Mademoiselle, je vous en prie, n'intimide? pas cet homme. — Votre servante, monsieur le marécha des logis: que nous apportez-vous?
werxer s'approche de Minna sans faire attention à Fran cisca. — Le major de Tellheim présente son respectueux hommage à mademoiselle de Barnhelm. par moi son maréchal des logis Werner. et lui fait dire qu'il sera ici tout à l'heure.
minna. — Où est-il donc arrêté?
werner. — Mademoiselle voudra bien excuser; nous sommes sortis de notre logement avant trois heures; mais nous avons été rencontrés par le trésorier de l'armée, et comme on n'en finit pas avec ces messieurs, M. le major m'a fait signe de venir rendre compte à mademoiselle de cet incident.
minna. — Très-bien, monsieur le maréchal des logis, je souhaite que le trésorier ait quelque chose d'agréable à dire au major.
wkrner. — Ces messieurs ont rarement rien de sem-
*2!>- M1NNA DE BARN II El. M.
blable à dire aux. officiers. {Voulant s'en aller.) Mademoiselle a-t-elle quelque chose à couimandei"?
francisca. — Eh bien, où allez-vous donc déjà, monsieur le maréchal des logis ? Et nous, n'avons-nous pas à causer ensemble?
vterner, bas et d'un ton sérieux à Francisca. — Pas ici, ma belle; ce serait contre le respect et la subordination. A Minna.) Mademoiselle...
minna. — Je vous remercie delà peine, monsieur le maréchal des logis. — Je suis bien aise d'avoir fait votre connaissance. Francisca m'a dit beaucoup de bien de vous.
(Werner salue avec roideur et sort.)