SCENE Y
MINNA, FRA.NCISCA.
minna. — Et c'est là ton maréchal des logis, Francisca?
francisca. — Ton! Mais ce n'est pas le moment de répondre à votre persiflage. Oui, mademoiselle, c'est mon maréchal des logis: vous le trouvez sans doute un peu roide et empesé; il vient presque de me le paraître à moimême; mais je vois bien qu'en présence de Votre Grâce il croyait être à la parade: et quand les soldats sont à la parade , vraiment ils ressemblent plus à des automates qu'à des hommes; il faut le voir et l'entendre quand il est libre et lui-même.
minna. — Je voudrais donc le voir ainsi.
francisca. — Il doit être encore là-bas dans la salle; ne puis-je aller causer un peu avec lui?
minna. — C'est à regret que je te refuse ce petit plaisir; mais il faut que lu restes ici, Francisca; il faut que tu sois présente à notre entretien. — Mais je me rappelle encore quelque chose. [Elle tire son anneau de son doigt.) Tiens, prends ma bague, garde-la-moi, et donne-moi., à la place, celle du major.
francisca. — Pourquoi '?
MtNNA, pen ("ii' que Francisca cherche t'outre bague. —