LES PRÉCÉDENTS, WERNER
werner, une bourse d'or à lu main. — Me voilà, monsieur le major.
telliielm. sans le regarder, — Qui te demande? werner. — Voilà do l'argent ; mille pisloles.
TELLHEIM. — Je n'en VCUX pas.
werner. — Demain, monsieur le major, vous en recevrez encore autant.
tellheim. — Garde ton argent.
werner. — Mais c'est le vôtre, monsieur le major. — Vous ne voyez pas, je crois, à qui vous parlez.
tellueim. — Remporte-le, te dis-je.
werner. — Qu'avez-vous donc? Je suis Werner.
tellueim. — Toute bonté est dissimulation, toute obligeance artifice.
werner. — Cela s'adresse-t-il à moi?
tellheim. — Comme tu voudras.
werner. — Je n'ai fait qu'exécuter vos ordres.
tellheim. — Eh bien, exécutes-en encore un : va-l'en !
werner. — Monsieur le major.... (avec émotion) je suis un homme.
tellheim. — Tu es là quelque chose de noble.
werner, continuant. — Ei qui a aussi de la bile.
tellheim. — Fort bien ! C'est en effet ce que nous avons de mieux..
werner. — Je vous prie, monsieur le major...
tellheim. — Combien de t'ois faul-il le le répéter? Je n'ai pas besoin de ton argent.
werner, en colère. — Eh bien, en ait besoin qui voudra! (Il jette la bourse à ses pieds et se retire a l'écart.)
minna, à Francisai. — -Ali ! ma chère Ei ancisca, j'aurais dû suivre les avis, j'ai pou»- la plaisanterie trop loin. — 11 n'a qu'à m'écouter.
(Elle s' approche de lui.)
francisca, qui s'approche de Werner sans répondre à sa
aitresse. — .Monsieur le maréchal i\>'< logis