‹ Théâtre choisi de Lessing et de KotzebueChapitre 252 sur 442 · LES PRÉCÉDENTS, WERNER · texte numérisé non relu

LES PRÉCÉDENTS, WERNER

werner, une bourse d'or à lu main. — Me voilà, monsieur le major.

telliielm. sans le regarder, — Qui te demande? werner. — Voilà do l'argent ; mille pisloles.

TELLHEIM. — Je n'en VCUX pas.

werner. — Demain, monsieur le major, vous en recevrez encore autant.

tellheim. — Garde ton argent.

werner. — Mais c'est le vôtre, monsieur le major. — Vous ne voyez pas, je crois, à qui vous parlez.

tellueim. — Remporte-le, te dis-je.

werner. — Qu'avez-vous donc? Je suis Werner.

tellueim. — Toute bonté est dissimulation, toute obligeance artifice.

werner. — Cela s'adresse-t-il à moi?

tellheim. — Comme tu voudras.

werner. — Je n'ai fait qu'exécuter vos ordres.

tellheim. — Eh bien, exécutes-en encore un : va-l'en !

werner. — Monsieur le major.... (avec émotion) je suis un homme.

tellheim. — Tu es là quelque chose de noble.

werner, continuant. — Ei qui a aussi de la bile.

tellheim. — Fort bien ! C'est en effet ce que nous avons de mieux..

werner. — Je vous prie, monsieur le major...

tellheim. — Combien de t'ois faul-il le le répéter? Je n'ai pas besoin de ton argent.

werner, en colère. — Eh bien, en ait besoin qui voudra! (Il jette la bourse à ses pieds et se retire a l'écart.)

minna, à Francisai. — -Ali ! ma chère Ei ancisca, j'aurais dû suivre les avis, j'ai pou»- la plaisanterie trop loin. — 11 n'a qu'à m'écouter.

(Elle s' approche de lui.)

francisca, qui s'approche de Werner sans répondre à sa

aitresse. — .Monsieur le maréchal i\>'< logis

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