ACTE V, SCENE X
TELLiiEiM. — Pourquoi faire? approche, parle : Qu'yat-il?
just. — Écoutez.
(Il lui parle bas à l'oreille.)
minna, en même temps à Francisco. — T'aperçois-tu de quelque chose, Francisca ?
francisca. — 0 cœur de roche que vous êtes ! J'étais là sur des charbons.
TELLiiEiM, à Just, — Que dis-tu? cela n'est pas possible. — Elle! [Regardant Minna avec des yeux hagards.) Parle haut! dis-le-lui en face. (A Minna.) Ecoutez un peu, mademoiselle.
just. — L'hôte dit que mademoiselle de Barnhelm lui a pris la bague que j'ai mise en gage chez lui, qu'elle l'a reconnue pour être la sienne, et qu'elle ne veut pas la rendre.
telliieim, à Minna. — Est-ce vrai, mademoiselle ? — Non, cela ne se peut pas.
minna, souriant. — Et pourquoi noil, Tellheim? Pourquoi cela ne se pourrait-il pas?
tellheim, vivement. — Cela est donc? Quelle lumière affreuse vient tout h coup m'éclairer ! Eh bien I je vous connais donc, perfide, infidèle!
minna, effrayée. — Qui ? Quelle est-elle, cette infidèle?
tellheim. — Vous, dont je ne veux plus prononcer le nom!
minna. — Tellheim!
tellheim. — Oubliez aussi mon nom ! Vous êtes venue ici pour rompre avec moi. cela est évident! Faut-il que le hasard vienne si à propos prêter son secours à une perfide! C'est lui qui a fait tomber votre bague entre vos mains, et votre ruse a su me faire reprendre la mienne.
minna. — Tellheim ! quel fantôme vous formez-vous? Calmez-vous donc, et écoutez-moi.
francisca, à elle-même. — A son tour maintenant.
:h.s Ml NX a de barnhelm.