SCÈNE XIV
TELLHEIM, WERXER, JUST, FRANCISCA.
tellheim, montrant la bourse de Werner. — Ici, Just; ramassez cette bourse, et portez-la au logis. Allez.
(Just sort avec la bourse.)
werner, gui boude toujours dans un coin et a paru ne prendre part à rien, entendant cela. — Ah! ah ! oui, maintenant.
tellheim, s approchant de lui avec bonté. — Werner, quand pourrai-je avoir les mille autres pistoles?
werner, reprenant tout de suite sa bonne humeur. — Demain, monsieur le major, demain.
tellheim. — Je n'ai pas besoin de devenir ton débiteur; mais je veux que tu deviennes mon rentier. A vous autres bons cœurs il vous faudrait des tuteurs à tous, vous êtes une race prodigue. — Je t'ai offensé tantôt, Werner?
werner. — Sur mon âme I... oui; mais je n'aurais pas dû être si sot. je le vois bien maintenant; j'ai mérité cent coups de plat de sabre. Faites-les-moi donner, monsieur le major, mais point de rancune.
tellheim. — De la rancune ! [Il lui serre la main.) Lis dans mes yeux tout ce que je ne puis te dire. — Ahi s'il existe quelqu'un qui ait une plus tendre amante et un ami plus fidèle que moi,... je voudrais le voir. — N'est-ce pas, Francisca ?
(Il sort.)