LE MAJOR DE HORST, BITTERMANN, PIERRE
(Durant toute cette scène, Pierre imite et répète ce que dit son père.)
bittermann. — J'ai l'honneur de présenter à Votre Seigneurie dans ma petite personne l'intendant Bittermann, qui regarde comme très-heureux le moment où ses yeux peuvent voir face à la o le digne beau-frère de Son Excellence M. le comte de Wintersée.
pierre. — De Son Excellence M. le comte de Wintersée.
le major. — Pas tant de façons, monsieur Bittermann; je suis soldat el je hais les compliments.
bittermann. — Avec votre permission. . . Honneur à qui de droit I
pierre. — Nous voulons du respect.
bittermann. — Tais-toi!
le major. — CTesl bon, c'est bon; nous ferons plus ample connaissance. Sachez, monsieur Bittermann, que mon intention est d'aider céans à manger les revenus de Wintersée pendant quelques mois.
bittermann. — Pourquoi pas pendant des années, monsieur le major? Le vieux Bittermann en serait ravi. Il a tellement économisé que, soit dit sans vanité, Son Excellence en sera bien étonnée.
le major. — Tant mieux! A côlé d'un économe il faut un dissipateur, et mon beau-frère- esl votre homme. Vous