ACTE II, SCÈNE VII
bittermann. — J'ai mis tous mes soins à ménager à Votre Excellence des amusements variés. Il faut voir comme j'ai arrangé le parc! Vous ne le reconnaîtrez plus : un ermitage, des allées tortueuses, un obélisque, les ruines d'un vieux château, et tout cela le plus économiquement possible I Par exemple, j'ai construit un pont chinois sur le ruisseau. D'où pensez-vous, monsieur le comte, que j'aie tiré tout le bois dont j'avais besoin pour cela? Du vieux poulailler !
le comte. — C'est feu ma grand'mère qui l'a fait bâtir. Le bois doit être joliment pourri ! Et le pont existe toujours?
bittermann. — Jusqu'à ce jour encore.
le comte. — Alors, il faut que j'aille contempler vos merveilles. Qu'on mette le couvert en attendant.
bittermann. — Tout est prêt. J'aurai l'honneur, en toute soumission, d'accompagner Votre Excellence. pierre. — J'aurai aussi cet honneur-là.
le comte, en sortant. — Mais, ma chère madame Millier, vous êtes à l'ouvrage comme si vous deviez gagner votre pain à la tâche !
(Il sort avec Bittermann et Pierre.)