LE MAJOR, LA COMTESSE
le major, entraînant la comtesse après lui. — Est-ce que je t'ai prise enfin? Ma sœur, tu es cruelle ! Tu vois mon inquiétude, mes signes, et tu restes clouée là, à prendre ton thé.
la comtesse. — Eh bien oui, tes signes ne m'ont pas échappé. Crois-tu que je ne t'aurais pas suivi depuis longtemps si j'avais quelque chose de consolant à te dire ?
le major. — Tu lui as parlé !
LA COMTESSE. — Oui.
le major — Tu lui as dit que je l'aime !
LA COMTESSE. — Oui.
le major. — El elle me refuse?
la comtesse. — Elle t'estime beaucoup, mais elle ne peut être à toi.
le major. — Pourquoi pas?
la comtesse. — Ne me le demande pas.
le major. — Elle l'a découvert?...
LA COMTESSE. — Tout!
le majou. — Et les difficultés?
la comtesse. — Sont insurmontables.
le major. — Cela peut te sembler ainsi à toi : tu ne comprends pas combien je l'aime!
la éiomtesse. — El quand bien mémo, comme le plongeur de Schiller, tu irais chercher l'anneau nuptial dans le tourbillon, ce serait en vain.
4. Scène Tin de l'ancien texte et fie Julio Mole. — Dans le premier texte, il existe treis antres scènes, entre la précédente et celle oîi la comtesse et le major s'entretiennentd'Eulalie, savoir : — Scène v : Charlotte (seule). Commérages de femme de chambre. Elle exhale sa bile contre Mme Millier. — Scène vi : Bittrrmann, Charlotte. Autres commérages en commun sur le mOme sujet. — Scène vu : Une conversation entre le major et Bittermaim, où il est question encore de Mme Millier et de son caractère ; scène reportée plus haut (V. acte II, scène 1"). — Rien de tout cela ne se trouve chez Julie Mole.