ACTE I, SCENE IX. 4b
m. stâar. — Sabine, habille les enfants en blanc. Je vais envoyer M. Sperling, il peut leur apprendre à jeter des Heurs; c'est la mode maintenant.
le bourgmestre. — Et moi, je vais chez le sonneur. Il sait jouer de la trompette. Quand l'étranger entrera par la porte de la ville, il peut en jouer aussi bien que ses poumons le permettront.
m. staar. — Pourvu que je trouve Sperling, il est dans le cas de nous faire encore des vers.
le bourgmestre. — Cherchez-le, mon frère. .Madame ma mère et mademoiselle ma tille vont aller à la cuisine pour veiller aux. mets, au rôti etfaire de la pâtisserie. Aujourd'hui nous ne dînerons pas sur de l'étain, mais sur de la faïence. Toute l'argenterie de la maison doit être mise sur la table. Ma tabatière en argent peut servir de salière. Le grand verre à couvercle sur lequel se trouvent mes initiales, sera mis devant l'étranger. Pas de pain bis, du pain blanc. Deux bouteilles de mon superbe Naumburger I. Une tète de veau avec une feuille de laurier dorée dans la bouche. Un pâté aux champignons et une oie rôtie avec des pommes de Bortsdorf*. Ah! Son Excellence va voir que nous savons ce qui est comme il faut.
madame staar. — Et quant à le pousser à manger », lu peux être tranquille. Je vais le pousser aussi longtemps qu'il y aura place pour une bouchée. Il faudra qu'il fasse sauter l'un après l'autre tous les boutons de son gilet.
le bourgmestre. — Faites cela, ma mère. Venez, mon frère. Que chacun s'évertue de son mieux pour l'honneur de notre bonne ville de Krœhwinkel !
(Il sort avec Staar.)
4 . Vin roiige des environs de Namnbourg, ville de la Saxe prussienne.