SCÈNE XIY
SPËRLlNG, avec un immense bouquet, lks précédents.
SPERLING faisant des révérences. — Madame la Suus-Receveuse, — madame la Surintendante de ta pêche et du flottage, — madame la Secrétaire de la caisse de l'accise de la ville, — voire très-humble serviteur à toutes! J'étais dans mon jardin. — Monsieur le vice-marguillicr m'a envoyé le garçon de bureau. J'ai couru comme un rayon de soleil! A peine ai-je pris le temps de cueillir ces enfants du printemps.
les trois femmes. — Savcz-vous déjà :'
speulinx;. — Je sais tout. Un savant renommé, — la voiture renversée, — le. nez écorChé, — une Lettre de recommandation du ministre.
madame staar. — Un savant, dites-vous •?
madame rhendel. — Un savant seulement?
madame mobgenroth. — Hélas! mon bon cafV' (jui a coulé dans le charbon !
madame staar.* — Ne le croyez pas, ma cousine. J'ai entendu dire tous les jours de ma vie que les ministres ne font pas grand cas des savants. Mon, non; c'est autre chose.
sperling. — Et moi, je suis convaincu que cet homme au nez éeorché est un savant; il vient d'Egypte ou de Weiniar; il a mesuré la colonne de Pompée, ou il a vu Wieland regarder par la fenêtre. En un mol, nous n'avons pas de temps à perdre. Voici ces fleurs, maintenant cherchez-moi des enfants. Il faut que j'aie t\c> enfants! Alors il peut venir et voir ce qu'on peut faire à Kraehwinkcl.
MADAME staar.— bien, bien ; ils vont être ici à l'instant.
(Elle sort. — Sperling, un p u en arrière, s'essaye & la réception en taisant toutes .'■ortesde pantomimes.)
MADAME M0RGENR0TH. — Ma COUSinC, avez-vulis reinar-
qué quelles mines ridicules la vieille cousine fait toujours?