SCÈNE XYI M. STAAR, LE BOURGMESTRE. SABINE, l'un après Faatre
LES PRÉCÉDENTS
m. staar, à la hâte. — Il entre par la porte. Toute la rue est remplie de gamins. Ils courent à cote de la voilure, et le regardent bouche béante.
le bourgmestre , essoufflé. — Il arrive ! il arrive f le sonneur est déjà en bas avec sa trompette.
m. sperling. — Ah! mon Dieu ! les enfants sont encore si bêtes...
m. staar. — Jetez les fleurs, jetez-les-lui à la figure.
sabine, à la hâte. — Olmersl Olmers! il est là !
(Un son de trompette discordant.) LE BOURGMESTRE. — Allons ! Cil avant !
m. staar. — Les enfants les premiers !
H. sperling. leur arraclie les tartines et les jette sur la table. — Laissez les tartines ici, tout ce temps-là.
m. staar pousse les enfants par la porte. — Allez! allez.
LES enfants m"<?/if. — Ma tartine! ma tartine!
le BOURGMESTRE, venant ensuite. — Voulez-vous tenir vos langues !
(Sperling et M. Staar suivent. — Sabine, à la fenêtre, envoie des baisers de la main.)
1. Allusion au préjugé qui accueillit d'abord le vaccin, à cause de son origine même.