SCÈNE IX
SPERLIX;. SABINE.
sabine. — Monsieur le Substitut de l'Inspecteur des bâtiments, des mines et de la voirie, bien sûr vous avez encore des affaires avant le dîner.
sperling. — Chère demoiselle, avant et après le dîner, je n'ai pas d'autre affaire que d'étendre mon cœur devant vous.
sabine. — Étendre? Ce n'est pas un manteau.
sperling. — En poésie, si, c'est un manteau, mais sans pli, sans aucun pli. Belle Sabine, essayez-le, envcloppezvous dedans pendant le froid et le vent.
sabine. — Je suis encore jeune, monsieur, je n'ai pas besoin d'une chaleur d'emprunt.
sperling. — Est-ce que je veux prêter seulement ce cœur fidèle? Non; je veux le donner. (Il se met à f/enoux.) Recevez votre bien à vos pieds! Faites-en selon votre volonté. Le roi a disparu, mais la reine est devant moi. Ma reine ! mon ange céleste !