I . Le i>astiiur, lu ministre protestant de l'endroit
AfiTB III, SCENE VI. 483
aussi désagréables à celui qui les fait qu'à celui qui les reçoit. On laisse les personnes manger à leur goût, et autant qu'elles veulent; on ne les presse jamais. La prière à table n'est plus en usage, parce que les enfants ne font que la caqueter et que les grandes personnes n'y ont pas l'esprit. Une plaisanterie convenable, une chanson joyeuse assaisonnent le repas. Les litres ne se donnent que dans l'exercice des fonctions; dans la vie de société, ils ne feraient que bannir la joie. En un mot, un hôte aimable cherche à éviter tout ce qui pourrait gêner le bien-être des invités. On vient, on s'assoit, on reste debout, tout comme on veut. On s'en va sans prendre congé.
madame staar. — Tais-toi ! je m'évanouis.
madame brendel. — Sans congé ? Est-il possible?
madame morgenroth. — Ne pas remercier pour l'honneur reçu?
sabine. — Quand les invités s'amusent, l'hôte prend cela pour le meilleur des remerciments.
madame staar. — Hélas 1 mon Dieu, la Résidence estelle donc devenue un cabaret de village?