‹ Théâtre choisi de Lessing et de KotzebueChapitre 414 sur 442 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

OLMERS seul. Il vient de l'intérieur du logis.

Dieu soit loué de ce que les gens de petite ville se couchent au moins de bonne heure! De toute la journée, je n'ai pus eu une seule minute de liberté. Ce sont des questions, et des compliments, et des bavardages! On veut tout savoir et on sait tout au mieux. Pas un moment où ils laissent leur hôte seul; ils sont après lui à chaque pas. Il doit manger sans faim, boire sans soif, s'asseoir sans être fatigué, écouter leurs caquets, voir leurs merveilles, et tout vanter, tout admirer. Je le supporterais volontiers pour arriver à la possession de ma bien-aiméc ! Mais jusqu'à présent je n'ai aucun espoir; pas même une conversation entre quatre yeux n'est venue adoucir tout cet ennui pénible. Elle voulait se rendre ici, quand tout serait tranquille dans la maison. Ya-t-clle tenir sa parole?

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