‹ Théâtre choisi de Lessing et de KotzebueChapitre 422 sur 442 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

KLAUS, le ijarçon de bureau, avec une lanterne .sourde. LES PRÉCÉDENTS.

klaus, essoufflé. — Ouf! pauvre homme, que je suis! J'en mourrai! hélas! hélas! pourvu qu'on ne me retire pas le service! Mais qu'y faire? Il faut que M. le Bourgmestre le sache — encore avant la fin de cette nuit — peut-être qu'il fera sonner le tocsin. (// heurte à la porte.) Hé, holà, hé !

le bourgmestre, en dedans. — Qui frappe si tard?

klaus. — Vite, ouvrez! l'État est en danger!

le bourgmestre, à la fenêtre. — Klaus! Est-ce vous? Que voulez-vous?

klaus. — Hélas! monsieur le Bourgmestre, je suis mort !

le bourgmestre. — Mais que se passe-t-il donc?

klaus. — La voleuse...

le bourgmestre. — Eh bien?

klaus. — Elle est à tous les diables !

le bourgmestre. — Quoi?

klatjs. — Partie ! Elle a pris le large !

le bourgmestre. — Dieu nous en préserve!

klaus. — Mon honneur! ma réputation! mes épices! je me jette dans le lac!

le bourgmestre. — Taisez-vous donc, Klaus! Il faut traiter cette affaire discrètement. Attendez un peu, je descends.

(Il ferme la fenêtre.)

klaus. — Pauvre misérable créature que je suis! Qui sera exposé demain au poteau? Pas une unie dans la ville ne voudra nie tirer de peine.

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