SCÈNE VIII
KLAUS, le ijarçon de bureau, avec une lanterne .sourde. LES PRÉCÉDENTS.
klaus, essoufflé. — Ouf! pauvre homme, que je suis! J'en mourrai! hélas! hélas! pourvu qu'on ne me retire pas le service! Mais qu'y faire? Il faut que M. le Bourgmestre le sache — encore avant la fin de cette nuit — peut-être qu'il fera sonner le tocsin. (// heurte à la porte.) Hé, holà, hé !
le bourgmestre, en dedans. — Qui frappe si tard?
klaus. — Vite, ouvrez! l'État est en danger!
le bourgmestre, à la fenêtre. — Klaus! Est-ce vous? Que voulez-vous?
klaus. — Hélas! monsieur le Bourgmestre, je suis mort !
le bourgmestre. — Mais que se passe-t-il donc?
klaus. — La voleuse...
le bourgmestre. — Eh bien?
klaus. — Elle est à tous les diables !
le bourgmestre. — Quoi?
klatjs. — Partie ! Elle a pris le large !
le bourgmestre. — Dieu nous en préserve!
klaus. — Mon honneur! ma réputation! mes épices! je me jette dans le lac!
le bourgmestre. — Taisez-vous donc, Klaus! Il faut traiter cette affaire discrètement. Attendez un peu, je descends.
(Il ferme la fenêtre.)
klaus. — Pauvre misérable créature que je suis! Qui sera exposé demain au poteau? Pas une unie dans la ville ne voudra nie tirer de peine.