ACTE II, SCENE VI
hommes? Ah ! si je pouvais avoir trouvé en vous un homme, de plus qui se contentât de porter le nom d'homme!
le templier. — Oui, par le ciel, vous l'avez trouvé, Nathan ! vous l'avez trouvé!... Votre main!... Je rougis de vous avoir un instant méconnu.
nathan. — Et moi j'en suis fier. Il n'y a que ce qui est vulgaire qu'on méconnaisse rarement.
le templier. — Et l'on oublie difficilement ce qui est rare... Oh! oui, Nathan! oui, nous serons, nous devons être amis.
nathan. — Nous le sommes déjà. — Combien ma Recha va se réjouir!... et quel avenir serein s'ouvre à mes regards... quand vous la connaîtrez!
le templier. — Je brûle de la connaître. — Qui donc se précipite hors de la maison? n'est-ce pas sa Daya?
nathan. — Oui ! pourquoi si troublée?
le templier. — N'est-il rien arrivé à notre Recha?