SCÈNE 111. — Les précédents, Ataliba, guerriers, courtisans
prêtres, femmes. — On s'apprête au sacrifice. Chœur de pleins : réponses du peuple.
SCÈNE IV. — Un Indien hors d'haleine annonce l'approche de l'ennemi. Les femmes et les enfants embrassent leurs maris et leurs pères. Cora se retire avec les autres femmes et les prêtres. Ataliba tire L'épée et indique à ses amis, Alonso et Rolla. leurs postes de liataille. Avant de quitter Rolla, Alonso. qu'un pressentiment de mort poursuit, lui fait jurer d'être son héritier, l'époux de sa veuve et le protecteur de son fils.
SCENE V. — Cette scène entre un vieillard aveugle et un enfant, restés seuls, est d'un assez bel effet. Le vieillard interroge, connue un vieux guerrier d'Homère; il s'est fait conduire près de l'autel, et l'enfant, monté sur une éminence, lui indique du haut d'un arbre, avec une naïveté émouvante, les péripéties de la bataille. Plusieurs répliques sont très-bien frappées.
Le vieillard : « Je suis inquiet pour loi, mon pauvre enfant. » — L'enfant : « Je reste auprès de vous, mon cher aïeul. » — Le vieillard : « Que feras-tu si l'ennemi survient? » — L'enfant : « Je lui dirai que vous êtes vieux et aveugle. » — Et plus loin, quand les Péruviens battent en retraite. — Le vieillard: « Ils se replient ! Dieux inhumains ! Viens, mon enfant, descends. » ■ — L'enfant : « Irons-nous rejoindre ma mère ? » Le vieillard : « Le tombeau , mon enfant , le tombeau ouvert 1 »
SCÈNES VI et VII. — Les précédents; Indiens en déroute; le roi blessé. — Il se lamente non sur lui, mais sur les siens ; on lui dit qu'Alonso a péri, mais que Rolla se détend encore : l'Inca veut, malgré sa blessure, retourner encore au combat. Le vieil aveugle apprend alors près de qui il se trouve ; il veut soigner lui-même la blessure d'Ataliba. On entend dans le lointain la voix tonnante de Rolla. — Puis un Indien, que l'Inca avait renvoyé au combat avec sa propre épée la lui rapporte, ainsi que le bruit de la victoire due aux exploits du héros péruvien.
SCÈNE VIII. — Entrée de Rolla portant l'étendard des Incas, avec une suite nombreuse. Ataliba va au-devant de lui et l'embrasse. En apprenant la disparition d' Alonso, Rolla est au désespoir et s'écrie : « Pauvre Cora ! — 11 me faut revoir Cora sans lui! »