‹ Théâtre choisi de Lessing et de KotzebueChapitre 85 sur 442 · SCENE VIII DAYA, NATHAN · texte numérisé non relu

SCENE VIII DAYA, NATHAN

daya, avec trouble et précipitation. — Imaginez donc, Natnan...

nathan. — Eh bien ?

daya. — La pauvre enfant en est bien effrayée! On a envoyé...

nathan. — Le patriarche?

daya. — La sœur du sultan, la princesse Siltah...

nathan. — Ce n'est pas le patriarche?

daya. — Non, c'est Sittah; vous ne m'entendez donc pas? La princesse Sittah vient d'envoyer; elle l'a fait demander.

nathan. — Qui? Elle envoie chercher Recha?... Sittah l'envoie chercher? Eh bien, puisque c'est Sittah et non pas le patriarche qui l'envoie chercher...

daya. — Comment revenez-vous toujours à lui?

nathan. — Ainsi, tu n'as rien appris de lui récemment? bien sûr? Tu ne lui as rien découvert?

daya. — Moi à lui?

nathan. — Où sont les messagers?

daya. — Devant la maison.

nathan. — Pour plus de précaution, je vais leur parler moi-même. Viens, pourvu qu'il n'y ait rien du patriarche là-dessous.

(Tl sort.)

daya. — Et moi, je crains toute autre chose. Je parie que la prétendue fille unique d'un si riche juif ne parait

pas un mauvais parti pour un musulman. Ah! c'en est fait du templier; c'est fait, de lui, si je ne risque point un second pas; si je ne lui découvre pas à elle-même qui elle est. Courage! Saisissons le premier moment où je serai seule avec elle, et ce sera même tout à l'heure, quand je l'accompagnerai. Lui donner un premier avis ne peut toujours pas faire de mal. Oui, oui, a présent ou jamais. Allons, oui.

(Elle suit Nathan.)

FIN DU QUATRIEME ACTE

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