‹ Théatre choisi de MolièreChapitre 105 sur 744 · SCÈNE YI D0R.4NTE, ÊR.4STE · texte numérisé non relu

SCÈNE YI D0R.4NTE, ÊR.4STE

DOIi.V.NTE.

lia ! Mar(|ins, que Ton voit de Fâcheux, tous les jours, Venir de nos plaisirs interrompre 1(! cours ! Tu me vois enragé d'une assez belle chasse. Qu'un fat.... C'est un récit qu'il faut que je te fasse.

ÉRASTE

Je chei'che ici quoiqu'un, et ne puis ni'arrèter.

DORANTE

Parbleu, chemin faisant, je te le veux conter.

Nous étions une troupe assez bien assortie,

Qui pour courir un cerf avions hier fait partie ;

VU nous fûmes coucher sur le pays exprès,

C'est-à-dire, mon cher, en fin fond de forêts.

Comme cet exercice est mon plaisir suprême,

Je voulus, pour bien faire, aller au bois moi-même ';

Et nous conclûmes tous d'attacher nos efforts

Sur un cerf qu'un chacun nous disait cerf dix-cors-;

1. Aller au boh, terme de vénerie. On confiait ordinairement à quelque bas veneur le soin de trouver et de détourner les cerfs.

2. Les COIS ou andouillers du cerf sont les branches qui poussent sur les deux cornes i)rincii)alcs. Les premiers poussent seiilenienl, an

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