‹ Théatre choisi de MolièreChapitre 106 sur 744 · ACTE II, SCÈNE YI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE YI

Mais moi, mon jugement, sans qu'aux marques j'arrête',

Fut qu'il n'était que cerf à sa seconde tète.

Nous avions, comme il faut, séparé nos relais*.

Et déjeunions en hàle avec quelques œufs frais.

Lorsqu'un franc campagnard, avec longue rapière.

Montant superbement sa jument poulinière^,

Oii'il iionorait du nom de sa bonne jument,

S'on est veim nous faire un mauvais compliment,

ÎSous présentant aussi, pour surcroit de colère,

lin grand benêt de tils aussi sot que son père*.

Il s'est dit grand cbasseur, et nous a priés tous

On'il |)ùt avoir le bien de courir avec nous.

Kieu préserve, en chassant, toute sage personne

D'un porteur de huchet^ qui mal à propos sonne.

De ces gens qui, suivis de dix hourets^ galeux.

Disent « ma meute », et font les chasseurs meivcilleux!

Sa demande reçue et ses vertus prisées,

Nous avons été tous frapper à nos brisées ''.

A trois longueurs de trait s, tayaut^! voilà d'abord

iiOinbre de deux ou trois, pendant l;i tfoisième annf'e; c'est comme lo dit jilus bas Dorante, la secitnde léle du cerf. L'n cfrf (/i.i-rurs est au moins dans sa septième année.

1. Sans que je m'arrête à t'énumérer les maniues qui m'en faisaient juiïer ainsi. Ces signes étaient très nombreux.

2. ReU/is : on a échelonné des chiens en plusieurs endroits sur le ^passage de la béte.

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