‹ Théatre choisi de MolièreChapitre 208 sur 744 · ACTE II, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IV

MAP.IANE.

Ce sentiment, sans doule. est noble et relevé.

VAlir.E.

Fort bien ; et d'iui chacun il doit être approuvé, lié quoi? vous voudriez qu'à jamais dans mon âme Je gardasse pour vous les ardeurs de ma llamme, Et vous visse, à mes yeux, passer en d'autres bras, Sans mettre ailleurs un cœur dont vous ne voulez pas?

ÎIAIUAM!:.

Au contraire : pour moi, c'est ce que je souhaite; Et je voudrais déjà que la chose i'ùl faite.

VALÈRK.

Vous le voudriez ?

MARIANE

Oui.

VALÈP.E.

C'est assez m'insulter.

Madame; et de ce pas je vais vous contenter.

(Il l'ait un pas pour s'en aller et revient toujours.)

îlAr.IAXE.

Fort bien.

VALÈflE.

Souvenez-vous au moins que c'est vous-même Qui contraignez mon cœur à cet ellbrt extrême.

MARIAXE.

Oui.

VAl.HHK.

Et que le dessein que mon âme conçoit N'est rien qu'à votre exemple.

synonyme de fierté, honneur. A Hippolyte qui lui reproche de Iraair Thésçe, son époux, Phèdre répond :

Prince, aurais-je perdu tout le join de ma gloire?

(Uacine : Phèdre, II, v.

MAUIANE.

A mon exemple, soit.

VAI.ÈUE,

Suffit : vous allez être à point nommé servie.

MAIUANE.

Tant mieux.

TALÈRE.

Vous me voyez, c'est pour toute ma vie.

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