‹ Théatre choisi de MolièreChapitre 214 sur 744 · SCÈNE PREMIÈRE DAMIS, DORINE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE DAMIS, DORINE

DAMIi.

Qnc la fondre siir l'heure achève mes destins, Qu'on me traite partout du phis grand des faquins i, S'il est aucun respect ni pouvoir qui m'arrête, Et si je ne fais pas quelque coup de ma tête !

DOiilNK.

De grâce, modérez un tel emportement :

Votre père n'a fait qu'en ^ parler simplement. On n'exécute pas tout ce qui se propose. Et le chemin est long du projet à la chose '.

DAMlS.

11 faut que de ce fat j'arrête les complots, Et qu'à l'oreille un peu je lui dise deux mots.

DORINE

lia ! tout doux ! Envers lui, comme envers votre père. Laissez agir les soins de votre helle-mère. Sur l'esprit de Tai'tufl'e elle a quelque crédit ; Il se rend complaisant à tout a qu'elle dit,

1. Nous retrouvons ici Damis avec rimp''tuositf' juvénile qu'il a déjà montrée au premier acte, et nous nous sentons à la veille de ce « coup d'éclat » dont il a déjà menacé Tartuffe. — Faquin, de l'italien fncrhino. portefaix. Ce mot a pris en français le sens général d'homme m'prixdhlc. Il est très employé au xvii' siècle.

i En, du mariaf,'o de Mariane et de Tartuffe.

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