SCÈNE Ilï EUUm, T.4RTUFFK
TiUTl'FTE.
Que le Ciel à jamais par sa toute bonté
Et de l'âme et du corjjs vous donne la santé,
Et bénisse vos jours autant que le désire
Le plus humble de ceux que son amoLu: inspire '.
Je suis fort obligée à ce souhait pieux.
Mais prenons une chaise, afin d'être un peu mieux.
TAnriTFE.
Connneut de votre mal vous sentez-vous remise'?
Ei.iimE.
Fort bien ; et cette fièvre a bientôt quitté prise.
TARTUFPE.
Mes prières n'ont pas le mérite qu'il faut Pour avoir attiré cette grâce d'en haut ; Mais je n'ai fait au Ciel nulle dévote instance Oui n'ait eu pour objet votre convalescence.
EI.MIIIK.
Votre zèle pour n.ioi s'est trop inquiété.
TAr.ïlTFE.
• In ne peu! trop chérir votre chère santé, Et pour la rétalthr j'aurais donné la mienne.
1. C'est niiisi rjue débute ilacette, Ihypocrite de Régnier :
M:i fille. PirMi vous (rardo f-t veuille vous bénir; Si je vous veux du mal, au'il me puisse advenir.
(Satires, XIU