ACTE. IV, SCÈAT III
CLÉÀ5TE.
Siiiar quelque conseil vous souffrez qu'on réponde....
OKGO.N .
Mon frère, vos conseils sont les meilleurs du monde, Ils sont bien raisonnes, et j'en fais un grand cas; Mais vous trouverez bon que je n'en use pas.
liLMlUE, à son nuiri.
A voir ce que je vois, je ne sais plus que dire. Et votre aveu2;lement fait que je vous admire; C'est être bien coilï('\ bien prévenu de lui, (jne de nous démentir sur le fait d'aujourd'hui.
oncoN.
■le suis votre valet', et crois les apparences: Pour mon fripon de fils je sais vos complaisances. Et vous avez eu peur de le désavouer Du trait qu'à ce pauvre homme il a voulu jouer; Vous étiez trop tranquille enfin pour être crue, Et vous auriez paru d'autre manière énuie.
ELMir.i:.
Est-ce qu'au simple aveu d'im amoureux transport 11 faut que notre honneur se gendarme- si fort? Et ne peut-on répondre à tout ce qui le touche Que le feu dans les yeux et l'injure à la l)ouchc? Pour moi, de tels propos je me ris simplement. Et l'éclat là-dessus ne me plaît nullement ; .J'aime qu'avec douceur nous nous montrions sages, Et ne suis point du tout pour ces prudes sauvages t'ont l'honneur est armé de griffes et de dents,
s. îaient réunis dans une auberge, pour y manger en payant chacun so!) écot.