‹ Théatre choisi de MolièreChapitre 243 sur 744 · ACTE IV, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE V

Et lorsque j'ai voulu moi-même vous forcer A refuser l'hymen qu'on veiinil d'annoncer, (ju'est-ce ([ue cette instance a dû vous faire entendre. Que l'intérêt' qu'en vous on s'avise de prendre, Et l'ennui qu'on aurait que ce nœud qu'on résout Vint partager du moins un co^ur que l'on veut toul^?

TAiniFI E.

C'est sans doute, Madame, une douceur extrême

One d'entendre ces mots d'une bouche ([ii'on aime:

Leur miel dans tous mes sens fait couler à longs traits

Une suavité qu'on ne goûta jamais.

Le bonheur de vous plaire est ma suprême étude,

Et mon cœur de vos vœux fait sa béatitude;

Mais ce cœur vous demande ici la liberté

D'oser douter un peu de sa félicité.

Je puis croire ces mots un arlilice honnête

Pour m'obliger à rompre un hymen qui s'apprête;

Et s'il faut librement m' expliquer avec vous,

Je ne me lierai point à des propos si doux,

pièce, nous n'avions appris quelle confiance mérite sa vertu, nous serions peut-être effrayés, avec Orgon. d» llialiiletc consonunée avec laquelle elle s'acquitte de ce rôle scabreux.

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