DON CARLOS, DON JUAN, SGANARELLE
DON c.u'.Los. — Don Juan, je vons trouve à propos, et suis bien aise de vous parler ici plutôt que chez vous, pour vous demander vos résolutions. Aous savez que ce soin me regarde, et que je nie suis en votre présence chargé de celle allaire. Pour moi, je ne le cèle point, je souhaite forl (jue les choses aillent dans la douceur; et il n'y a rien que j(^ ne lasse pour porter votre esprit à vouloir prendre cette voie, et pour vous voir publiquement confirmera ma sumule nom de votre f'ennne.
DON JUAN, d'un ton hypocrite. — Ilt'jas ! je voudrais liicii, de tout mon cœur, vous donner la satisfaction que vous souhaitez; mais le Ciel s'y oppose directement : il a inspiré à mon âme le dessein de changer de vie, et je n'ai point d'autres pensées maintenant que de ([uitter entièrement tous les attachements du monde, de me dépouiller au plus tôt de toutes sortes de vanités, et de corriger désormais par une austère conduite tons les dérèglements criminels où m'a porté le feu d'une aveugle jeunesse.
DON eARi.os. — Ce dessein. Don Juan, ne choque point ce que je dis; et la compagnie d'une femme légitime peut bien s'accommoder avec les louables pensées que le Ciel vous inspire.
DON JUAN. — Ili'ias! point du Idul. C'c-I un dessein (pie votre sœur elle-même a pi'is : elle a résolu sa retraite', et