‹ Théatre choisi de MolièreChapitre 326 sur 744 · ACTE II, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE I

Puisque ma complaisance est sur tous épanchée; Kt vous auriez |)lus lieu de vous eu ofTonser Si vous uic la voyiez sur un seul ramasser.

AIXKSTF.

Mais moi, que vous blâmez de trop de jalousie, On'ai-je de plus qu'eux tous, Madame, je vous [icio?

CKLIJlii.NE.

Le bonlicur de savoir que vous êtes aimé.

ALCESTE

lît quoi lieu de le croire à mou cœur enflammé?

CÉLIMI'.NE.

J(; pense qu'ayant pris' le soin de vous le dire, Un aveu de la sorte a de quoi vous sufTire.

ALCESTE

Mais qui m'assurera que, dans le même instant. Vous n'en disiez peut-être aux autres tout autant!

ci'limène.

Certes, pour un amant, la lleurette- est mignonne, Et vous me traitez là de gentille personne. Hé bien! pour vous oter d'un semblable souci'. De tout ce que j'ai dit je me dédis ici, Et rien ne saurait plus vous tromper que vous-même : Soyez content.

ALCESTE

Moibleu ! faut-il que je vous aime?

Ah ! que si de vos mains je lattrape mou cœur,

1. Aijfinl pris : sur cette construction du participe présent, voyez p. 368, noie '2.

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