‹ Théatre choisi de MolièreChapitre 357 sur 744 · cela : puiscju il vous plaiL de laisser ce diapitie · texte numérisé non relu

cela : puiscju il vous plaiL de laisser ce diapitie

iU \£ MFSANTIinOPE.

Mais il faut que mon cœur vous plaigne en votre amour;

Et pour vous découvrir là-dessus mes pensées,

Je souhaiterais fort vos ardeurs mieux placées.

Vous méi'itez, sans doute, un sort beaucoup plus licux,

El celle (|ui vous charme est indigne de vous,

ALCESTi:.

M;iis, en disant cela, songez-vous, je vous prie, (Jiic celle i)ersonne est, Madame, votre amie?

AUSLNOlî.

Oui; mais ma conscience est blessée on edet'

De soullVir plus longtemps le tort que Ton vou.s fait;

I/état on je vous vois afflige trop mon âme;

Et je vous doime avis qu'on trahit votre flamme.

ALCE>TE.

C'est me montrer, Madame, im tendre mouvement, Et de pareils avis obligent un aman! !

ARSIXOIÎ.

Oui, toute mon amie*, elle est et je la nomme Indigne d'asservir le cœur d'un galant homme; Et le sien n'a pour vous que de feintes douceurs.

ALCESTE

Cela se peut, Madame : on ne voit pas les cœurs; Mais votre charité se serait bien passée^ De jeter dans le mien une telle iiensée.

AUSINOÉ.

Si vous ne voulez pas être désabusé,

il faut ne vous rien dire, il est assez aisé.

1. En effet, en it'alitc'. Arsinot'. en prolestant de la sincérité de son indignation, ctierche à racheter ce que sa délation peut avoir de fâcheux.

■■2. T ute mon mnie qu'elle est.

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