‹ Théatre choisi de MolièreChapitre 372 sur 744 · ACTE IV, SCÈ.NE · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈ.NE

ALCESTE

Ah! traîtresse, inou faible est étrange pour vous! ^ous me trompez sans doute avec des mots si doux; Mais il n'importe, il faut suivre ma destinée : A votre foi' Aion âme est toute* abandonnée; Je veux voir, jusqu'au bout, quel sera votF'e co'ur. Va si de me trahir il aura la noirceur.

CÉLDliiNK..

.\on, vous ne m"aimez pomt comme il faut (pie Ton aime.

ALCESTK.

Ah! rien n'est comparable à mon amour extrême;

Et dans l'ardeur qu'il a de se montrer à tous,

Il va jusqu'à former des souhaits contre vous.

Oui, je voudrais qu'aucun ne vous trouvât aimable,

Que vous fussiez réduite en"' un sort misérable.

Que le Ciel, en naissant*, ne vous eut donné rien,

Que vous n'eussiez ni rang, ni naissance, ni bien,

Afin que de mon cœur l'éclatant sacrifice

Vous pût d'un pareil sort réparer l'injustice,

Et que j'eusse la joie et la gloire, en ce jour,

De vous voir tenir tout des mains ^ de mon amour.

CÉLIMÈNE

(""est me vouloir du bien d'une étrange manière! Me préserve le Ciel que vous ayez matière...! Voici Monsieur Du Bois, plaisamment figuré^.

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