‹ Théatre choisi de MolièreChapitre 386 sur 744 · ACTE Y, SCÈNE lll 'iC · texte numérisé non relu

ACTE Y, SCÈNE lll 'iC

ÉL1^^TE, nilLINTE, lELLAIENE, ORONTE, ALCESTE.

CIÎLIJIÈ.NE.

Je nie vois, ma cousine, ici persécutée

Par des gens dont l'humeur y parait conceifée'.

Ils veulent l'un et l'autre, avec même chaleur,

(jue je prononce enîre eux le choix que l'ait mon cœur,

Et que, par un arrêt qu'en l'ace il me faut rendre,

Je défende à l'un d'eux tous les soins qu'il peut prendre-.

Dites-moi si jamais cela se l'ait ainsi.

KMANTi:.

-N'allez point là-dessus me consulter ici : i'cut-étre y^ pourriez-vous ètie mal adressée. Et je suis pour les gens (pii disent leur pensée.

OllO.NTE.

Madame, c'est en vain que vous vous déleudez.

ALf.ESTli.

Tous ve-- (!r'i(«urs ici seront mal secondés.

OIÏOME.

Il laiil, il faut parler, et lâcher la balance*.

1. Y jiaruit concertée: F se rapporte à l'idée de persécuter. Un conçoit, Lin accord semble s'être établi entre Oronte et .\lceste pour persécuter C.éliménc.

i. Prendre des soins : courtiser. Cf. \\. HX. notj 2.

Page 1