ACTE V, SCENE DERNIERE
Ml's yeux ont démenti leurs témoins' les plus loris; Et Tamitié passant sur de petits discords-, J'ai bien voulu chez vous leur l'aire compagnie, Pour vous voir vous laver de cette calomnie.
ACASTE
Oui, -Madame, voyons, d'un esprit ailouci, (lonnnent vous vous prendrez à^ soutenir ceci, r.eite lettre i)ar vous est écrite à Clilandre?
CLIT ANDRE
Vous avez pour x\caste écrit ce billet tendre?
ACASTE
Messieurs, ces traits* pour vous n'ont point d'obscurité, El je ne doute pas que sa civilité A connaître sa main n'ait trop su vous instruire; Mais ceci vaut assez la peine de le lire^.
Vous êtes un étratuje homme de condamner mon enjouenienLel de me leprocher que je n'ai jamais tant de joie que
1. Ont démenti : ont refusé de croire aux pins forts témoignages.
•2. Dixcords : mon amitié pour vous me faisant oublier qoelquos petits dissentiments (Allusion à la scène v de l'aete II). DLscord pour discorde était déjà un arcliaïsme. Malherbe et Régnier l'ont employé fréquemment. Vaugelas dit que discord « ne Tant rien en prose, mais est bon en vers ». Le Père Bouhours constate que « discord ne vaut guère mieux en vers qu'en prose, et que les poètes ne s'en servent point »• T. Corneille croit ce mot « entièrement hors d'usage ».
5. Oe cet exemple de .se prendre à. arec un infinitif poiu" régime, Génin a rapproché celui-ci, où le légime est un nom : « Elle se prend d'un airle|ilus charmant du monde «M.r choses qn''elle fait ». [LÀi'are, ri.-lel, se. n.)