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Le porter haut : prendre des airs hautains

472 LE MISANTliliOPE.

Oui, vous pouvez loul dire Vous en êtes en droit, lorsque vous vous plaindrez, El de me i^eprocher tout ce que vous voudrez. J'ai tort, je le confesse, et mon âme confuse Ne cherche à vous payer d'aucune vaine excuse. J'ai des autres ici méprisé le courroux. Mais je tom])e d'accord de mon crime envers vous. Votre ressentiment, sans doute, est raisonnal)le : Je sais combien je dois vous paraître coupable, Que toute chose dit que j'ai pu vous trahir, Et qu'enfin vous avez sujet de me haïr. Faites-le, j'y consens.

AI.CKSTE.

lié! le puis-je, traîtresse?

Puis-je ainsi triompher de toute ma tendresse? Et (pioique avec ardeur je veuille vous haïr. Trouvé-je un cœur en moi tout prêt à m'obéir?

(V Élianle et Pliilinte.) Vous voyez ce que peut une indigne tendresse, Et je vous fais tous deux témoins de ma faiblesse. Mais, à vous dire vrai, ce n'est pas encor tout. Et vous allez me voir la pousser jusqu'au bout, Montrer que c'est à tort que sages on nous nomme. Et que dans tous les cœurs il est toujours de l'homme. Oui, je veux bien, perfide, oublier vos forfaits; J'en saurai, dans mon âme, excuser tous les traits. Et me les couvrirai du nom d'une faiblesse Où» le vice du temps porte votre jeunesse, l'ourvu que votre cœur veuille dt)nner les mains - Au dessein que j'ai fait de fuir tous les humains,

î. Où : U Inquelle.

2. Veuille donner les miiiiis : sur celle méUiplioie incoliéiente. voyez plus haut, p. 449, note 2.

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