I.e refus de partager la solitude du misanthrope
ô. Vous n'êtes point potir : vous n'êtes "oirt capable de trouver.
47i LE MISANTHROPE.
Madame, reni verlus oriiCiit votre beauté,
Kt Je n'ai vu qu'en vous de la sincérité;
De vous, depuis loni^tenips. je fais un cas extrême;
Mais laissez-moi loujoui's vous estimer de même;
El soutirez qi',? mon cœur, dans ses troubles divers,
^e se présente |)oint à l'honneur de vos fers* :
.II' nreii sens trop indigue, et commence à connaître
Que le Ciel pour ce nœud ne m'avait point fait naître;
Que ce serait pour vous un homliiage trop bas
Que le rebut d'un cœur^ qui ne vous valait pas;
Et (|u'eiiliii....
VoTTS pouvez suivre cette pensée ; Ma main de se doimcr n'est pas embarrassée; Et voilà votre ami, sans trop m'inquiéter"% Qui, si je l'en priais, la pouri'ait accepter.
Ah 1 cet honneur, Jladame, est toute mon envie. Et j'y sacrilierais et mou sang et ma vie.
F^iissiez-vous, pour goûter do vrais contentements, L'iui pour l'autre à jamais garder ces sentiments! Trahi de toutes parts, accablé d'injustices, Je vais sortir d'un gouffre où triomphent les vices,
1. L'hijinii'iir de vos fers : faut-il rappeler encore uae fois que 5toliirt' n'est [inint responsable du mauvais goût de ces locutions galanips, où les fers alternent avec les flammes ot les nœucWi Voyez p. 295. note 2.
i. Le rehul d'un cœur : Alceste reprend avec une liumilité touchante les termes injurieux dont s'était servi le dépit d'.irsinoé.
7>. Sans trop m'inqniéU'r : sans que je m'en inquiète. Voyez p. 467, note 3.