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La médecine préventive était alors fort en lionneu

AMPHITRYON

NOTICE

Ani].'hi/ri/ni> fui rcpiVseiité pour la pivniii'rL' fois sur le Ihcàtre du Paluis-Rovyl le 15 janvier ltJC8. On s'csl demantkî iKiuicjuûi l'aulcur du Tartuffe, tm lieu de continuer à prendre le -iijet de ses pièces dans le spectacle des mœurs contemporaines, .ivait clé demandera Plaute l'argument de sa nouvelle comédie. Mais ne faut-il pas précisément attribuer aux déboires (juc lui avaien* attirés ses comédies de mœurs, le choix qu'il fit alors d'un sujet mythologique déjà Iraité par Rotrou* sur la scène française, et qui, ayant l'avantage d'entraîner les spectateurs eu pleine fantaisie, échappait à toutes les interprétations de la malignité? Sans doute ces interprétations ne seront pas épargnées à l'œuvre de Molière; mais comme elles ne se sont produites que de nos jours, l'auteur à' Amphilryon put, comme i' l'avait espéré, remporter un succès que ne vint iroubler l'hostilité d'aucune cabale.

Ajoutons enfin que Molière, même lorsqu'il fut on possession de tout son génie, ne dut jamais cesser de feuilleter les comiques latins, trop modeste et trop intelligent pour ne pas être persuadé qu'il pouvait toujours gagner quelque '•liose à l'étude de ces vieux maîtres. Le sujet des amours de Jupiter et d'Alcmène devait attirer son attention et exciter r-a vei've, non seulement parce qu'il offre des situations vraiment comiques et d'amusants quiproquos, mais aussi parce que l'aventure d'Amphitryon l'enou- V- lie d'une façon imprévue et fantaisiste celte infortune des maris trompé.-, sur laquelle l'esprit gaulois s'est exercé avec

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