‹ Théatre choisi de MolièreChapitre 428 sur 744 · SCÈNE PREMIÈRE VALÉRE, ÉLISE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE VALÉRE, ÉLISE

VAL£RE. — lié quoi? charmante Élise, vous devenez mélancolique, après les obligeantes assurances que vous avez eu la bonté de nie donner de votre foi? Je vous vois soupirer, hélas! au milieu de ma joie! Est-ce du regret-, dites-moi, de m'avoir fait heureux, et vous repentez-vous de cet engagement où mes feux ont pu vous contraindre'?

ÉLISE. — >'on, Valère, je ne puis pas me repentir de tout. ce que je fais pour vous. Je m'y sens entraîner par une trop douce puissance, et je n'ai pas même la force de souhaiter que les choses ne fussent- pas. Mais, à vous dire vrai, le succès^me donne de l'inquiétude ; et je crains fort de vous aimer un peu plus que je- ne devrais.

1. Une promesse- mutuelle de'mariasrea été sig^m'e la veille par es deux amants: Valore sera amené à le déclarer à la fm de la scène m de.l'acte V.

2. L'imparfait du subjonctif après un présent s'expiiijue par le sens du conditionnel imp'iqué dans ce qui précède : « et je nu souhaiterais même pas. je n'en ::i pas la force, ipie les choses ne fussent pas ».

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