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Qu'on peut juger qu'elle rendra un ménage heureux

2. Considérable : ne doit pas être pris en considéralion. « La noblesse, de soi, est bonne; c'est une chose considérable assuréjiient. » (Georf/e Dandin, I, x.)

5. Floiiets, fluets. La Fontaine a lui aussi employé celle forme, qui devait être remplacée au xviii* siècle par fluet :

Damoiselle Belette, au corps long et flouet.

(Livre III, fab. 17)

ponlps. C'est là, ma fille, ce que j'ai résolu pour moi i Quant à ton fivi'o, je lui destine une certaine veuve dont ce niatin (Ml m'est venu parler;, et pour toi, je le donne au: Seigneur Anselme.

ÉLISE. — Au Seigneur Anselme?

UARPAGON. — Oui, un hommei mûr,. priiLdent et sage,, qui

■ n'a pas plus de cinquante.! ans,; et clont.onymite les grands biens.

ÉLISE. Elle l'ait un; révérence. ^Je; Ue veux point me ma-

■ rieri mon père, s'il vous 'plaît.

■ HARPAGON. 11 contrefait sa révérence. —Et moi, ma petiteLfiJle ma mie, je veux que vous vous mariiez, s'il yous.ipjait.

ÉLISE. — Je vous demande pardon, mon père.

HARPAGON. — Je vous demande pardon, ma iille.

ÉLISE. — Je suis très humble servante: au Seigneur Anselme; mais, avec votre permission, je ne l'épouserai point.

HARPAGON. — Je suis votrc très humble valet ; .mais, avec votre permission, vous l'épouserez dès ce soir.

ÉLISE. — Dès ce soir?

HARPAGON. — Dès CB soir.

ÉLISE. — Cela ne sera pas^mon père.

HARPAGON. — Cela sera, ma fille.

■ ÉLISE. •— Non.

HARPAGON. — Si.

ÉLISE. — >'on, vous dis-je.

•- HARPAGON. — Si, vous dis-JB.

• ÉLISE. — C'est une chose où vous ne me réduirez point. ' HARPAGON. — C'est uue chose où je te réduirai.

ÉLISE. — Je me tuerai plutôt que d'épouser un tel mari.

HARPAGON. — Tu UB te tuBras point, :et tu l'épi luseras. Mais voyez quelle audace ! A-t-on jamais vu une tille parler de la sorte à son père?

ÉLISE. — Mais a-t-on jamais vu un père marier sa ilUe de la sorte ?

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