‹ Théatre choisi de MolièreChapitre 516 sur 744 · ACTE I. SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE I. SCÈNE II

MONSIEUR JOURDAIN. — Il y a du mouton dedans. MAÎTRE À DANSEn. — Du inoiilon?

MONSIEIK JOLIïDAI.N. — Oui. Ail!

(Monsieur Jourdain chante.

Je croyais Jannelon Aussi douce que belle.

Je croyais Jannelon Plus douce qu'un mouton :

Hélas! hélas! elle est cent fois, Mille fois plus cruelle.

Que ti'esl le liyre aux bois^.

.N'ost-il- pas joli?

MAÎTiiE DE MUSIQUE. — Le plus joli du uioiule.

MAÎTiiE À DANSEii. — Et VOUS le chautez bien.

MONSIEUR JOURDAIN. — C'cst sans avoir appris la musique.

MAÎTRE DE MUSIQUE. — Vous dcvriez l'apprendre. Monsieur, fonnne vous faites^ la danse. Ce sont deux ails ([iii (uil une étroite liaison ensemlile.

MAÎTRE À DANSER. — Kl qiii ouvi'eiil l'espiil d 1111 lioiinne aux belles clioses.

MONSIEUR JOURDAIN. — Esl-ue (juc les gens de (piaiilé apprennent aussi la iiiusi(]ue !''

MAÎTRE DE MUSIQUE. — Oiii, Moiisieur.

MONSIEUR JOURDAIN. — Je l'apprendrai donc. Mais je ne sais quel temps je pourrai prendre; car, outre le Mailre d'armes qui me montre*, j'ai arrètrî-^ encore un Maître de philosophie, qui doit comniencer ce matin.

1. M. Jourdain fait sonfrer ici à Alcesle, qui préfère, comiiie lui, une chanson populaire au sonnet précieux d'Oronte.

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