‹ Théatre choisi de MolièreChapitre 525 sur 744 · ACTE II. ?CÈNE I Côfl · texte numérisé non relu

ACTE II. ?CÈNE I Côfl

autres choses, de corlaiiis inenuels' que vous y verrez.

MONSIEUR JOURDAIN. — Ah! les menuets sont ma danse, et je veux que vous me les voyiez danser. Allons, mon Miaitre.

MAÎTRE À DANSER. — Uu chapeau-. Monsieur, s'il vous [liait. La, la, la; La. la, la, la, la, la; La, la. la, bis: La, la, la; La, la. En cadence, s'il vous |tlail. La. la, la, la. La jambe droite. La, la, la. .Ne remuez poini lanl les épaules. La, la, la, la, la; La, la, la, la, la. Vos deux bras sont estropiés. La, la, la, la, la. Haussez la tète. Tournez la pointe du j>ied eu dehors. La, la, la. Dressez voire corps.

MONSIEUR JOURDAIN. — Kull? •

maItre de MUSIQUE. — Voilà qui est le mieux du inonde.

MONSIEUR JOURDAIN. — A pro|)os. Appreuez-uioi comme il faut faire une révérence pour saluer une marquise : j'en aurai besoin tantôt.

MAÎTRE À danser. — Uue révérence pour saluer une marquise?

monsieur JOURDAIN. — Oui : une marquise qui s'appelle Dorimène.

MAÎTRE À DANSER. — Donucz-moi la main.

monsieur JOURDAIN. — Nou. Vous u'avez qu'à l'aire: je le retiendrai bien.

MAÎTRE À DANSER. — Si VOUS voulcz la saluer avec beaucoup de respect, il faut faire d'abord une révérence eu arrière, puis marcher vers elle avec trois révérences en avant, et à la dernière vous baisser jusqu'à ses genoux.

1. La iiii'in/i'ts. Selon Littré .'c meiiuel eiU t'té appelé ainsi des menus pas qu'y exécutaient les danseurs. D'où le pluriel employé ici p,ir Molière. Cette danse exis;eait une élégance aisée et naturelle cpii rend foit ridicule la présomption de M. Jourdain.

"2. Un chapeau : au commencement et à la lin du menuet le cavalier devait faire à la dame qui dansait avec lui plusieurs salulalions et rêvélencos : il fallait donc apprendre à ôter et à remettre son chapeau ; le reste du temps on dansait le chapeau sur la tête.

cîo LE nôrnr.Eois gentilhomme

Mo.NsiEi'u jni T.DAiN. — FailGs uii pcu. Boii.

PREMIKP, LAQUAIS. — Moiisiour, voilà votre maîlrc d'armes qui est là.

MONsiKiK joriiDAiN. — I)is-lui qu'il entre ici pour tve donner leçon. Je veux que vous me voyiez l'aire.

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