ACTE III, SCÈNE \. (iSà
i.Kii-K. — Qui vous le dil'.'
ci.KONTE. — JN"esl-co pas le voiiinir, qui' ue vuulnir pas éelaircir mes souproiis?
i.LciLE. — Est-ce ma l'aule? et si vous aviez voulu nrécouler, ne vous aurais-je |)as dit que l'aveuture dont vous vous plaignez a été causée ce malin par la présence d'iuie vieille tante, qui veut à toute force que la seule approche d'un homme déshonore une fille, qui perpétuellement nous sermonne sur ce chapitre, et nous ligure* '.ous les hommes comme des diables (ju'il l'aul fuir.
NICOLE. — A'oilà le secret de l'allain'.
cLÉoxTE. — .Ne me trompez-vous point, Lucilc?
coviELLE. — Ne m'en donnes-tu point à garder^?
LLcu-E. — Il n'est rien de plus vrai.
NICOLE. — C'est la chose comme elle est.
COVIELLE. — Nous rendrons-nous à cela?
CLÉoNTE. — Ah! Lucile. qu'avec un mot de votre hondie vous savez apaiseï' de choses dans mon cœur! et que lacilement on se laisse persuader aux^ personnes qu'on aime!
COVIELLE. — Qu'on est aisément amadoué i)ar ces diantres d'animaux-là* !
i. Nous fujure. nous rfpr<''Scnto tous It'S liomnies sous la liguio de véritables domons.
2. En donner à (jardcr, trouiper. Molière dil aussi dans le iiièuie sens en donner, <-ommo dans ce vers du Tartuffe :
Ail! ah! l'iioniine de bien, vous m'en vouliez doninT.
iIV, vii.t
5. Au.r : nous dirions plutôt par. îlais nous avons déjà vu dans la :cène pri'cédente : « Son esprit se laisse éblouir à la qualité ».
i. Auger a parfaitement raison de juger cette scène inIV'rieure aux deux scènes analogues du Dépit amoureux et du Tartuffe : celle-ci a surtout le tort d'être purement épisodique et de ne tenir nullement à l'action. Dirons-nous ipie si elle contient quelques jolis détails, le dénouement est amené avec un peu de brustiuerie?