I.K MITTI
Se il sabir •, Ti reapondlr ; Se non sabir, Tazir, tazir.
Mi star Mufti :
Ti qui star ti?
Non inlendir :
Tazir, iazir'^.
Le Mufti (lor.iandc, en même langue, aux Turcs assistants de quelle rebf,'ion est le iiourgcois, et ils rassurent qu'il est niahométan. Le Mufti invoque Mahomet en langue franque, et chante les paroles qui suivent :
LE JILFTI.
Mahametta per Giourdina Mi prcçiar sera é mattina :
Voter fur un Paladina Dé Ci' u.dina, dé Giourdina.
Da: 11. Janla, é dur scarcina,
Con galera é brigantina, Per deff'cnder Palestina^.
Mahatnetta, etc.
1. Lo jargon prêté ici par Molière à ses Turcs de fantaisie n'est autre chose que le langage barbare parlé sur les cotes de la Méditerranée, et (jui, par la fusion des idiomes, facilite les rapports des Orientaux et des Occidentaux. Comme le mot subir (savoir) revient souvent dans ce p-Uois international, celui-ci a été communément appelé la langue sahir, ou bien encore la langue franque.
2. Voici la traduction de ces paroles franques. « Si toi savoir, toi répondre; si non savoir, te taire, te taire. Moi être Mufti : toi, qui être, toi"? (Toi) pas entendre (comprendre) : te taire, te taire. »
3. « Mahomet, pour Jourdain, moi prier soir et malin, vouloir faire un l'aladin de Jourdain, de Jourdain. Donner turban et donner cimeterre, avec galère et bi'igantine, pour défendre Palestine. »
7 m LE ROllRGEOIS GENTILHOMME.
Lo MiiClldcmando aux Turcs si le Bourgeois sera ferme dans la religion luahoiaétano, et leur çlianto ces paroles : LK .Murri.
Star bon Tiina Gioiirdiiia^?
LES Tiir.cs.
//; taJhr-.
LE MUFTI danse <'l chante ces mots :
Ilii la ha ha la chou ha la ha ha la (la.
Los Turcs répondent les mêmes vers.
Le Mufti proposa de donner le turlinn an Bourgeois, et chante les ]>:iriiles qui suivent :
r.K ?.irFTi.
7'/ non star fnrha ?
LES TUr.CR.
No, nn, no.
LE MCFTI.
Non .star fnrfanla?
LES TUIICS.
No, no, no.
LE MUFTI
Donar turhanla, donar inrhanta ^.
Los Turcs répètent tout ce qu'a dit le Mufti pour donner le turban au Bourgeois. Le Mufti et les Dervis se coiffent avec des turbans de cérémonie, et l'on présente au Mufti l'Alcoran, qui fait une seconde invocation avec tout le reste des Turcs assistants; après son invocation, il donne au Bourgeois l'épée, et chante ces paroles :