SCÈNE PREMIÈRE MADAME JOURDAIN, MONSIEUR JOURDAIN
MADAME JOURDAIN. — Ah 111011 Dieu ! miséricorde ! Oa'cslcequec'esl donc que cela? Quelle figure ! Est-ce un 1110111011 que vous allez porter •; et est-il temps d'aller en masque? Parlez donc, qu'est-ce que c'est que ceci? Qui vous a l'agolé comme cela?
MONsiicup, JOURDAIN. — Voyez l'impertinente, de parler de la sorte à un Manuunonchi !
MADAME JOURDAIN. — Comiiient douc ?
MONSIEUR JOURDAIN. — Oui, il lUC Taut porter du respect maintenant, et l'on vient de me faire Mamamouchi.
MADAME JOURDAIN. — Que voulcz-vous dire avec votre Mainamouchi?
MONSIEUR JOURDAIN. — Mamamouchi , vous dis-je. Je suis Mamamouchi.
MADAME JOURDAIN. — Quclle bêtc cst-cc là?
MONSIEUR JOURDAIN. — Manuimouclii, c'est-à-dire, eu notre langue. Paladin.
MADAME JOURDAIN. — BaUidiu '- ! Ètcs-vous cn âge de danser des ballets?
MONSIEUR JOURDAIN. — QuclIe iguoraute ! Je dis Paladin : c'est une dignité dont on vient de me faire la cérémonie.
1. Un momon : ics gons déguisés et masqués entraient dans les maisons et porlaicntun défi au jeu de dés, particulièrement aux dames : «c dc'li s'appelait un momon. Mme Jourdain croit que son mari a revêtu l'accoul renient d'un « pnrfi'tir (h- momon ».