SO
BÉLISE
Silence! ma nièce.
ARMANDE
Ah! laissez-le donc lire.
pour l'oreille des « repas friands ». Trissolin va s'emparer de cette métaphore et la développer longuement.
1. L'épigrammc, dont il est ici question, n'est pas, comme on l'entendrait aujourd'hui, une courte satire : c'est, comme le madrigal, une petite pièce do vers exprimant une pensée fine et ingénieuse.
2. Je suis enlêlcc de la poésie, c'est-à-dire passionnée pour l'a poésie, cl il ne serait pas facile de nie faire revenir sur cette prévention.
TRISSOTIN
SOiWET A LA PIUNCESSE URANIE SUR SA FIÈVRE^
Votre prudence est endormie.
De traiter maçinifiquemenl, Et de loçjer supcrhement Votre plus cruelle ennemie.
Ah ! le joli débiil !
ARMANDE
Qu'il- a le tour galant!
PHILAMINTE
Lui seul des vers aisés possède le talent!
ARMANDE
A prudence endormie il laut rendre les armes.
BÉLISE
Loger son ennemie est pour moi plein de charmes.
PHILAMINTE
J'aime superbeynenl et magnifiquement :
Ces deux adverljes .joints l'ont admirablement.
RELISE
Prèlons l'oreille au reste.
Votre prudence est endormie, De traiter magnifiquement.
Et de loger superbement Votre plus cruelle ennemie.
1. Ce sonnet a étr emprunté, sans en changer un mot. aux OEiirres garantes en prose et en vers de Monsieur Cotin (1662i. Molière s'esl borné à raodilier le titre, qu'on lit ainsi dans le recueil de Cotin ; Sonnet. A Mlle de Longueville. à présent duchesse de Nemours, sur sa fièvre quarte.