‹ Théatre choisi de MolièreChapitre 666 sur 744 · ACTE III. SCENE lï · texte numérisé non relu

ACTE III. SCENE lï

PHILAMINTE

No)jez-lii de vos propres mains :

I)i' vos propres inaiiis, là, iioyoz-la dans les bains.

ARMANDE

Chaque pas dans vos vers lenconlre un trait charmant.

EÉUSE.

Partout on s'y promène avec ravissement.

PUn.AMINTK.

On n'y saurait marcher que sur de belles choses.

ARMANDi;.

Ce sont petits chemins toirt parsemés de roses.

TRISSOTI.N.

Le sonnet donc vous semble....

PlilLAMINTE.

Admirable, nouveau.

Et personne jamais n'a rien t'ait de si ])eau.

IIKI.ISK.

Quoi! sans émotion pendant cette lecture? Vous faites là, ma nièce, une étrange tlgure!

IIKNISIETTE.

Chacun fait ici-bas la figure qu'il peut.

Ma tante; et bel esprit, il' ne l'est pas qui veut.

TniSSOTIN.

Peut-être que mes vers importunent Madame.

Point : je n'écoute pas.

1. Il : cet emploi de il, suivi du relatif qui ou qniconçite dans le sens de celui qui, était très usité au xvii" siècle; il est tombé en désuétude. On lit de même dans VAvare : « // est bien heureux qui peut avoir dix mille écus chez soi ». (Acte I, se. iv.)

mv LES FEMMES SAVANTES.

i'Iill.AMINTE.

Ah! voyons l'épi^ramme.

TRISSOTIN

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