‹ Théatre choisi de MolièreChapitre 682 sur 744 · ACTE III, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IV

Ovii, mais j'y suis blessée*, et ce n'est pas mon compte De souffrir dans mon sang une pareille honte. 1 La beauté du visage est un frêle ornement, Une Heur passagère, un éclat d'un moment 2, Et qui n'est attaché qu'à la simple épidémie'; Mais celle de l'esprit est inhérente * et ferme. J'ai donc cherché longtemps un biais^de vous donner La beauté que les ans ne peuvent moissonner, De faire entrer chez vous le désir des sciences, De vous insinuer les belles connaissances ; Et la pensée entin où mes vœux ont souscrit, '"/est d'attacher à vous un honnne plein d'esprit; El cet homme est Monsieur, que je vous détermine" A voir comme l'époux que mon choix vous destine.

Ili:.NKlKTTK.

Moi, ma mère?

PHU.AMINTF..

Oui, vous. Faites la sotte un peu.

nÉi.isE.

Je vous entends: vos yeux demandent mon aveu^, Pour engager ailleurs un cœur que je possède.

1. Y, en cela; tout dans la condnito de Philaminte so ramone à l'orgueil : elle le proclame elle-même avec un cynisme inconscient.

2. N'entre-t-il pas un peu de jalousie dans l'insistance avec laquelle Philaminte cherche à rabaisser les avantages qu'Henriette doit à sa jeunesse?

3. Epidémie : » Le genre de ce mot a été incertain », dit Littré. 11 est ici du féminin, comme le mot grec eTtSsppi';;.

i. Inhérente, inséparablement attachée au sujet.

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